
lundi 30 août 2010
Dans le café de la jeunesse perdue

mardi 17 août 2010
Les années Mitterrand et Craven A d'Eric Neuhoff
"Qu'est-ce que je peux faire ? J'sais pas quoi faire ..."
Délaissant les genres qui enferment, Un triomphe est une balade dans les années 70 et dans le début des années 80. Que faire, se demande Neuhoff. Commencer par un éclat de rire, la gorge serrée, ce serait bien. Une princesse d’opérette, à la silhouette de papier glacé, vient de se marier. Et ce n’est pas avec lui. Caroline de Monaco, définitivement, est une adorable peste intouchable. Il faut tourner la page, préférer les actrices aux filles de Grace Kelly, leur écrire des lettres d'amour : "Vous êtes une idée, Isabelle, celle qu'on se fait du cinéma. Ne fichez pas les pieds dans l'existence, elle vous boufferait. Avec vous, on revient du côté des mythes et des héros. Vous êtes la preuve que les films et les femmes (c'est pareil) ne sont pas morts. Vous avez le tragique et la gaieté, la folie et la douleur, vous êtes le temps perdu, le travail, l'exil de soi, l'amour incompris (mettez des majuscules partout où vous voulez)". Adjani n'a pas répondu : elle a invité le jeune homme à dîner, oubliant toutefois de déposer sur ses lèvres un baiser de cinéma. Que faire, encore. La voix d'Anna Karina, en écho, répond : "J'sais pas quoi faire !". Neuhoff se souvient de l'adolescent provincial qu'il était, qu'il ne sera plus jamais : "Il avait besoin d'une ville assez grande pour lui, une ville livrée aux ombres, où il mangerait des Big Mac sous les néons, hélerait des taxis à l'aube, une ville où il pourrait s'oublier. Enfin". Que faire, finalement, en buvant des Gins tonic et en fumant des Craven A ? Ricaner de François Mitterrand et des socialistes qui découvrent le pouvoir. Se moquer des moeurs domestiques de Philippe Sollers. Visiter Michel Déon en Irlande. Partir en ouiquende à Trouville, dans les bras d'une brune demoiselle, et se dire que c'est l'unique remède acceptable aux tristes temps où nous vivons. Se rêver dans la peau d'un écrivain de la collaboration, Sachs par exemple, parce que l'oeuvre est là, malgré tout, et la mort au rendez-vous. Etre Bernard Frank ou rien. Dans les plus belles pages d'Un triomphe, Neuhoff se rappelle de sa découverte des Rats, la Côte d'Azur, la dolce vita, l'ivresse triste au coeur, les mots comme des fusées dans une nuit d'été. Etre Frank ou rien, c'est-à-dire écrire, l'air de rien, des petits chefs d'oeuvres dilettantes pour ne pas travailler, pour retrouver le temps. Un beau programme...
Eric Neuhoff, Un triomphe, Bernard Pascuito, 2010
jeudi 22 juillet 2010
Oldscoule memory
Une fin d’été, en vacances sur les bords du lac Léman, Pierrot a posé, en souriant, des questions bizarres à ses amis. Des histoires de nœuds qui ont fait rire tout le monde, Pierrot le premier. Pierrot riait car un médecin lui avait donné, sans y toucher, la bonne réponse. Il s’est resservi un verre, puis un autre. Pierrot était heureux. Il pouvait maintenant se taire et attendre un matin d’octobre.
Avant que Catherine ne quitte l’appartement, Pierrot l’a embrassée tendrement. Il lui a dit qu’il serait en réunion toute la journée. Pas joignable. Catherine a répondu, comme d’habitude : « A ce soir, mon amour. »
lundi 19 juillet 2010
Livres de plage
Ca commence avec François Nourissier et son BB 60 (Le Dilettante). C'est ici : http://www.causeur.fr/b.b.-60,6912
jeudi 8 juillet 2010
Le Mepris - Jean Luc Godard
Ici et ailleurs, dans quelques jours : BB.
Parce que l'été, la plage, les lunettes noires, le bikini, la classe, c'est BB.
Bardot, vous lirez, sculptée par François Nourissier, cet écrivain qui se bat contre miss P., cet écrivain terriblement vivant dans ses mots offerts à une Star de nos nuits blanches.
Bardot, sa voix, la mélodie de son chant.
Bardot nue, chair du sublime, peau sous l'oeil de Godard et Piccoli, langue d'avant le mépris, langue qui aiguille les frissons, incitatrice des plus folles caresses.
Bardot, BB : "Et mes fesses ? Tu les aimes, mes fesses ?"
lundi 5 juillet 2010
"Maurice Ronet fumait-il des Bastos ?" (Frédéric Schiffter parle de Du soufre au coeur)
http://lephilosophesansqualits.blogspot.com/ -, Frédéric Schiffter a déposé quelques mots sur Du soufre au coeur.
jeudi 1 juillet 2010
samedi 26 juin 2010
Serge Gainsbourg & Anna Karina - Ne dis rien
L'élégance sensuelle. L'érotisme doux. Gainsbourg et Anna Karina. Beauté dandy en noir et blanc, ombre et lumière. Voix "armées d'amour jusqu'aux dents". "Monde d'avant" toujours. Bel aujourd'hui inventé, coeurs et corps mêlés. Folie légère et profonde de nos étés à l'ombre ivre des terrasses, sous le soleil exactement...
mercredi 23 juin 2010
Jorge Luis Borges dixit
lundi 31 mai 2010
Les premiers jours du monde
