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mardi 13 septembre 2011

Le petit soldat


Le deuxième film de Godard, après A bout de souffle. Tourné en 1960, sorti en 1963. La Suisse, l'Algérie, un petit soldat perdu de la guerre. Michel Subor porte des lunettes noires, croise des barbouzes partisans de l'OAS et des porteurs de valises. Il hésite entre tuer et mourir.Il est en fuite, se retire dans la douceur anonyme d'une chambre d'hôtel. Il photographie Anna Karina, l'aime, lui parle comme plus personne, aujourd'hui, ne sait parler. Ses mots, pour beaucoup, sont ceux de Paul Gégauff. Bernanos et Drieu la Rochelle sont cités. C'était quelque chose Godard, ces années-là. Ca l'est toujours dans notre mémoire. L'historien froid, précis et sensuel du monde d'avant.

jeudi 30 septembre 2010

Michel Poiccard s'en va


Il était invivable.
Il était égoïste.
Il était colérique.
Il en avait marre.
Il était fatigué.
A bout de souffle dans la fumée de ses cigarettes.
Il voulait seulement dormir.
Il traînait ses hiers lontains comme un sac de merde.
Il portait des lunettes noires.
Il pensait à elle.
Rue Campagne Première, il est mort en pensant à elle.
Sa petite américaine.
Jean Seberg.

jeudi 8 juillet 2010

Le Mepris - Jean Luc Godard

Ici et ailleurs, dans quelques jours : BB.

Parce que l'été, la plage, les lunettes noires, le bikini, la classe, c'est BB.

Bardot, vous lirez, sculptée par François Nourissier, cet écrivain qui se bat contre miss P., cet écrivain terriblement vivant dans ses mots offerts à une Star de nos nuits blanches.

Bardot, sa voix, la mélodie de son chant.

Bardot nue, chair du sublime, peau sous l'oeil de Godard et Piccoli, langue d'avant le mépris, langue qui aiguille les frissons, incitatrice des plus folles caresses.

Bardot, BB : "Et mes fesses ? Tu les aimes, mes fesses ?"