Affichage des articles dont le libellé est alexandre astruc. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est alexandre astruc. Afficher tous les articles

lundi 18 juin 2012

Yves Salgues, Honoré Bostel, Alexandre Astruc, Cecil Saint-Laurent - Des hommes élégants #2

Dans Paris-Match, tous les jeudis, on peut lire paraît-il les coups de coeur littéraires twittesques de Valérie Trierweiler. Pourquoi pas. Feuilletant le numéro 1112 du 29 août 1970, on remarque juste que, à l'époque, Match offrait ses colonnes à quelques godelureaux classieux, dont le talent manque :
. Yves Salgues, héroïnomane fantasque, biographe de James Dean, ami de Gainsourg et Pascal Jardin, nous parlait, sous le titre "Papa est un tueur", de Charles Bronson.
. Honoré Bostel, âme de Chez Castel, inventeur de la Bostella et auteur du Roman d'un turfiste (La Table ronde, 1975), filait à Deauville se balader sur les champs de course : "Un jockey fils à papa menace Saint-Martin."
. Alexandre Astruc, théoricien de la "caméra-stylo" et prix Nimier 1976 pour Ciel de cendres (Le Sagitaire), nous offrait le beau visage de Ewa Olin et disait de Candy, film de Christian Marquand avec Marlon Brando : "C'est Guignol, Walt Disney et Jerry Lewis (en mini jupes)."
. Cecil Saint-Laurent, enfin, le plus dandy des "Hussards", était en train d'écrire Les Bêtises, prix Goncourt l'année suivante, dans les bistrots en buvant des verres de ouisquie. De passage à Saint-Tropez, il envoya une longue carte postale où les seins des demoiselles bronzées étaient célébrés, comme il se doit :
"Des seins inspirent de grands titres à la presse du monde entier. Ce ne sont ceux d'une vedette mais de centaines de filles anonymes. Ils sont nus, et au soleil. Au soleil de Saint-Tropez."