dimanche 31 août 2008

L'été pas mort

Chez soi, en terrasse, été pas mort.
Le temps des copains, muse , musette, pablo le chat.
Du rosé, du rouge pour moi, pétard pour les autres.
Je reviens lentement.
Les mots ? Ne pas entamer les neiges de l'avenir.
Chut, on est dedans, dans la carlingue.
La fin de la terre sommeillait sous le ciel gris.
Le soleil, quand il en avait envie, souriait.
Hussard82, blogueuse, a également un beau sourire. Le camarade Marignac a souvent raison.
Mais le plus beau sourire, c'est évidemment CCA, blogueuse aussi, bien plus surtout.
CCA est une belle amie, une blonde héroïne qui sait que l'amour est enfant de bohème et des grands boulevards.
Christian Authier tape fort avec Une belle époque.
Jérôme Leroy, dans La minute prescrite pour l'assaut, cogne notre fin du monde, jusqu'à ce que la langue française pisse le sang.
François Cérésa - Les Moustaches de Staline - dessine une exquise héroïne, je le raconte dans l'Opinion indépendante bientôt.
Et Philippe Vilain se défend bien.
Le trio comique de la rentrée littéraire ? Angot / Millet et JP Enthoven parlant de Bernard-Henri Lewis. A se tordre de niaiseries sentimentaleuses. L'ami Laborde n'est pas loin : son Renaud fait un plat terrible.
Un jour, nous republierons les chroniques "Elle court, elle court, la nuit" de Jean-Michel Gravier. Neuhoff est partant et Frébourg presque d'accord.
Un jour, nous écrirons Le talentueux Mr. Gégauff.
Un jour, tout le monde dira que Les liaisons dangereuses de Roger Vadim, scénario du grand Roger Vailland, est un beau film. Annette Vadim mérite d'y être aimée follement.
C 'est la rentrée ? J'emmerde la rentrée. Ne compte que l'été de nos vies.

samedi 16 août 2008

dimanche 27 juillet 2008

Forza Ricardo Ricco

Ricardo Ricco
est sorti du Tour de France
sous les huées
de la foule
Collabo nazi
Mecton ayant tondu des femmes
Assassin d'enfants
Violeur en série
Ricardo Ricco,
Sachez-le,
s'est juste envolé
Ricardo Ricco
a juste tutoyé les sommets
et les anges
aux ailes en forme de
Paratonnerre
de
Baldaquin

Ricardo Ricco a pris de l'EPO ?
Rappelons que :
Les avocats se dopent
Les juges aussi
Mr le Président sniffe
Carla aussi
Les jeunes cadres dynamiques se dopent
les vieux aussi
les chanteurs aussi
et les écrivains encore
les acteurs, n'en parlons pas.
Le démarrage de Ricardo Ricco
dans l'étape qui menait à Bagnère-de-Bigorre
ne doit rien à l'EPO
mais tout à Marco Pantani le cador
le maestro
qui, avant de mourir,
a espéré
qu'on se souvienne, un jour,
non pas du sexe,
mais des ailes,
des anges.
Ricardo Ricco
est un ange
qui tchine
avec Lucifer.


jeudi 3 juillet 2008

PAUSE

L'été s'est pointé. Soleil en terrasse, jupes courtes et longues jambes des filles. Envie du grand large, de la fin de la terre, des bords du Léman. C'est pour bientôt.
L'été, c'est-à-dire le temps des muses, des musettes et des copains.
Frédéric Paulin, par exemple, est un copain, le meilleur d'entre tous. A la Baligan's garden party 2008, le plus petit festival du monde qui, depuis 8 ans, se tient fin juin dans le jardin rennais de Thomas Baligan, Frédéric était un Prince au milieu de 150 personnes. Chemise blanche, verre à la main, mots à l'assaut, à la caresse. A la BGP, la nuit avait le goût des alcools forts et l'aube, le charme blanc d'un éclat de rire. A la BGP, Piuma - la fragilité bluesy dans la voix de Romy, la stylée chanson de gestes d'Emily - a offert un beau concert. Il faut écouter Piuma et regarder le clip de La route : http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendid=105959340
L'été, je délaisse les anonymes, les posts, les coms, les working girls : je m'en vais au bras de la langue française. La mienne, celle des autres. Celle de l'excellent Philippe Lacoche dont la nouvelle Autumn Square, au Rocher, est une merveille où le drame se faufile entre une adorable jouisseuse sexygénaire et une jeune mère de famille à la grâce sensuelle. Celle de mes amis Authier et Leroy dont les prochains romans, Une belle époque et La minute prescrite pour l'assaut, seront dans ma sacoche. Celle de François Cérésa dont la couverture des Moustaches de Staline donne des envies de plage.
A mon retour, en septembre, je parlerai sans doute, encore, de Miss Ylang-Ylang, des blondes héroïnes, des brunes desesperadas, de la beauté de minuit quand Christophe chante Tandis que sur des paroles de Marie-Pierre Chevalier et que la lune trinque aux gouttes d'or. Je parlerai sans doute, encore, de ces lieux magnifiques et improbables que sont les bistrots, de Jean-Michel Gravier et Paul Gégauff, de Mac Nulty et Omar Little, de l'alcool qui rend touchant, qui rend fou et de mes habituelles babioles et obsessions. Si tout va bien.
En attendant, silence and salute.

mercredi 25 juin 2008

Jolies passantes de Paris

Même fatiguées
Les jeunes filles de la Boétie
ont un charme fou
Leurs cernes ont le charme
des hamacs
où il est bon de se laisser bercer
par le soleil
par la pluie
par le vent
Une fin de la terre
aussi douce que la peau
des fées d'hiver
des Lolitas d'été
quand le jour se lève
sur les longs boulevards de Paname
Tchin tchin mesdemoiselles

vendredi 20 juin 2008

A (re)découvrir #2 : Thierry Marignac

En 1988, Fasciste (Payot) de Thierry Marignac fit l’effet d’un uppercut d’Hagler au menton d’une France estampillée «Touche pas à mon pote». L’histoire d’un jeune homme qui se jette dans le chaudron du nationalisme politique le plus dur et se consume pour «Irène, jeune, mince, poignante, blonde surtout, blonde comme il est noble d’être blonde». Black-listé par un quarteron de bien-pensants, Marignac n’en a pas moins continué à mettre sa peau sur la table dans quelques livres nerveux à l’humeur sombre – Cargaison, Milana, Fuyards, A quai, parus pour les derniers chez Rivages- qui font le bonheur des amoureux d’une certaine furia francese où de Roux écoute Sid Vicious et Drieu pleure sur le destin brisé de Marco Pantani. Cet anar tendance Audiard a également traduit de nombreux auteurs parmi lesquels Jim Thompson, Elmore Léonard, Bruce Benderson ou encore son ami Edouard Limonov dont on peut lire un texte inédit sur son blog www.chroniquesmarignac.blogspot.com. Aux dernières nouvelles, Marignac se balade entre le Colorado, la Russie et l’Ukraine. Son art de rendre coups pour coups aux ultimes soubresauts d’un monde en morceaux ne connaît ni les frontières, ni les genres. Il achève en effet un polar pour la Série noire et publie deux novellas chez ActuSF : Maudit soit l’éternel ! et Dieu n’a pas que ça à foutre …
Papier paru dans L'Opinion indépendante, le 20/06/08

A (re)découvrir #1 : Alain Page

Auteur prolifique au Fleuve noir dans les années 60, scénariste de La piscine - film de Deray réunissant Romy Schneider, Alain Delon et Maurice Ronet -, Alain Page nous touche avant tout par la grâce d’une histoire d’amour et de mort, de culpabilité et d’impossible rédemption. Publié en 1982 chez Denoël, Tchao Pantin s’ouvrait sur des mots qui, longtemps après, ne lâche pas le lecteur : «La nuit, c’est le dernier salon où l’on cause. La nuit, on perd son identité, ses origines, ses racines. La nuit, on est tous de la même couleur. Un peu gris, un peu noirs, c’est selon. On flotte entre chien et loup, entre ailleurs et nulle part.» Le succès du beau film que Claude Berri tira du roman, mais aussi la discrétion de Page, ne doivent pas occulter le reste d’une œuvre où un styliste hors pair écrit comme d’autres chantent le blues. Une patte qu’on retrouve notamment dans Sang d’enfer (Flammarion), plongée particulièrement noire dans un Paris canaille, et dans Je suis rien (Cherche-midi), récit de l’initiation à la beauté d’un rejeton de Mai 68.
Papier paru dans L'Opinion indépendante, le 20/06/08

mardi 17 juin 2008

En attendant NUIT GRAVE ...

Jean-Michel Aulas est, évidemment, toujours un enculé
Muse et "musette" mimosa sont à croquer
Dans le supplément "livres" du Quotidien de Paris, au début des années 90, Bertrand de Saint-Vincent faisait écrire Jean-Marc Parisis, Olivier Frébourg, Jérôme Leroy, Frédéric Berthet
Le mot "élitiste", reproche dans la bouche des marchands du temple, me fait gerber
Les starlettes grassouillettes de la télé devraient mieux choisir leurs soirées
Des morts très vivants : Françoise Sagan, Bernard Frank, Arnould de Liedekerke, Paul Gégauff, Jean-Michel Gravier
Un "vivant" sans qualités : Eric Naulleau, épinglé d'une flèche par Patrick Besson : "Naulleauté".
Les accidents automobiles laissèrent toute une génération inconsolée
Remember Françoise Dorléac, Jean-René Huguenin, Jean Bruce, Albert Camus, James Dean, Roger Nimier
Un supplice reste à inventer pour calmer la morgue de tous les rejetons d'HEC
Une obsession inchangée : dire l'émotion que provoque la grâce trash d'un bas effilé
Les jeunes filles, portant talons et manteau rouge, sont les plus belles pour aller danser
"Elle court, elle court ... la nuit" : comment la rattrapper ?