
lundi 6 juillet 2009
Remember Corsica

vendredi 3 juillet 2009
Comme un interdit
On en est où ?
Miss Ylang Ylang m'a rendu mes armes, belle comme jamais ; ma Lou' est au soleil de la fin de la terre et dans les bras d'Eole ; une jolie gigolina est au coeur des paysages féeriques d'Oberwinter, lopin qui aurait plu à Gracq et à Breton je le sais.
On en est où ?
Dans un jardin, hors du temps, on réinvente le temps des copains, avec messieurs Paulin et Guillaume, comme les vieux, sur un banc, à Manosque. A l'Ami Pierre, CCA a des jambes bronzées qui nous aiguillent vers le beau bizarre. A l'Ami Pierre et ailleurs, Agnès est une belle amie si précieuse que j'aimerais, de loin, boire son chagrin classe et canaille pour qu'elle tue encore beaucoup de crevettes. En terrasse d'un bistrot, le camarade Leroy a l'élégance stylée des costumes en lin qu'il porte, l'été venu, du regretté ADG et de "Sauter les descriptions", le texte inoui qu'il publie, semaine après semaine, sur son blogue (http://feusurlequartiergeneral.blogspot.com/2009/06/sauter-les-descriptions-22.html).
On en est où ?
Les nuits de saoulerie, de rage de dents et d'insomnie, on se surprend à aimer Alain Robbe-Grillet en regardant "Glissement progressif vers le désir" sur une chaîne que mes amis et moi regardons aux mêmes heures. On reparlera de Robbe-Grillet car on reparlera de Olga-Georges Picot et de Anicée Alvina, mortes inoubliables.
On en est où ?
Un vendredi soir, éloignant les vieux désaccords du blues à coups de rosé made in corsica, on écoute, encore une fois, Christophe. "Comme un interdit", montage très pineupe. Hold-up parfait des sens. On écrira un jour sur les chansons de Christophe, comment elles ont forgé nos nuits, nos aubes. Avant on écrira autre chose. Il est temps, Christophe dans l'oreille, de mettre sa peau sur la table.
dimanche 21 juin 2009
AMERICAN GIGOLO - HQ Trailer ( 1980 )
Il est bon de revoir, à une heure improbable de la nuit, American Gigolo sur une chaîne du cable. Parce qu'il faut se souvenir que le désir, comme l'amour chez Bukowski, est un chien de l'enfer. Parce que Paul Schrader est le meilleur des scénaristes américains - Taxi driver, Hardcore, Yakuza, Obsession, Raging Bull, A tombeau ouvert ... - et un réalisateur de qualité - il filme les bars d'hôtel avec la maestria mélancolique d'Edward Hopper. Parce que, en 1980, Richard Gere ne nous les brise pas encore avec son Lama en robe orange. Parce qu'entendre Debbie Harry chanter "Call me" nous incite toujours à appeler, par delà les frontières, de belles et blondes étrangères juste avant que leurs paupières se ferment. Parce que Lauren Hutton, en corsage blanc échancré ou un drap dévoilant épaules, aube des seins et jambes délicatement hâlées, est une femme qui ne cesse de nous hanter. Comme la danseuse de "Menuet", poème de Raymond Carver.
jeudi 21 mai 2009
La foulée de Katrin Krabbe

mercredi 20 mai 2009
La légèreté des lucioles

dimanche 10 mai 2009
Soleil cou coupé ...

rescapée d'un vieux monde englouti,
elle roule à fond la caisse.
Dans l'amour comme sur la route,
elle mêle la plus extrême douceur
et la passion des murs fracassés.
Elle porte des gants de cuir blanc,
une robe de nuit
et des bottes de cavalière de l'asphalte.
le soleil caresse sa blondeur au vent,
samedi 25 avril 2009
La dolce vita
La bande-son de nos "Nuits graves"
En noir et blanc
où s'imprimerait, par exemple,
le rouge des bottes
de la plus jolie blondine de la Cité,
Miss Judith S. von E.
