« Ce que j’ai aimé le plus au monde, ne pensez-vous pas que ce soit les femmes, l’alcool et les paysages ? » P.J. Toulet
mercredi 23 avril 2008
Vieille brève retrouvée
« Paul Gégauff, soixante et un ans, écrivain et scénariste, a été assassiné de trois coups de couteau, dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 décembre 1983, par sa compagne âgée de 25 ans, à Ghoevic, en Norvège. La jeune femme, dont l’identité n’a pas été révélée, a reconnu les faits. » in Le Monde le 28 décembre 1983
Bernadette Lafont dixit : "Il y avait un type un peu oublié aujourd’hui, mais très important, qui était Paul Gégauff. C’était un génie, Les Bonnes Femmes de Chabrol, c’était surtout lui. Paul Gégauff, c’était un peu le Brian Jones de la Nouvelle Vague [...] Quand j’ai rencontré Eustache la première fois, il m’a tout de suite dit qu’il voulait rencontrer Gégauff, parce que Les Bonnes Femmes était le film qui lui avait donné envie de faire du cinéma. Gégauff habitait en dehors de Paris, mais je l’ai appelé, lui expliquant que j’étais avec un jeune metteur en scène qui l’admirait. Et Gégauff a dit : “Mais oui, venez déjeuner.” Et nous voilà partis avec la 2 CV d’Eustache. J’étais présente quand Labarthe et Eustache ont fait un entretien avec Gégauff, qu’ils destinaient aux Cahiers mais qui finalement n’a pas été publié. Cette rencontre mythique est sortie beaucoup plus tard dans une revue de Strasbourg, Limelight."
Il fut un temps où "les professionnels de la profession" laissaient carte blanche - ou noire - à des gens comme Gégauff, Manchette, Pascal Jardin ou Alain Page...
Vous pouvez toujours essayé de retrouver cette bonne émission qui fut consacrée à Gégauff. http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/surpris/fiche.php?diffusion_id=49382
Qui je suis ? Un grand rien percuté par la berline saoule de mes émotions.
Artistocrate échoué, clodo célinien en haillon Armani, intellectuel de gôche, fanatique de la foi, pistoléro de l’art quasimodesque, socialo suicidé, dandy destroy, détrousseur du tout social, idiot inutile, coco fascistoïde, terroriste de basse-fosse, pouilleux sans Dieux, ni maîtres - sauf les miens !-, franc tireur jamais partisan, derviche blasphémateur, Zorro au cœur qui pleure, qui flambe, fada de la peau.
Qui je suis ? Un festival de noms d’oiseaux qui tire ses cartouches usées sur les névroses du jour.
6 commentaires:
le seul hussard édité aux éditions de minuit.
Quels titrs condeilles tu fringant armoricain?
J'ai en tête "Le toit des autres", "Les mauvais plaisants", "la partie de plaisir", que je recherche.
"What else ?" comme le dit notre ami Clooney
Bernadette Lafont dixit :
"Il y avait un type un peu oublié aujourd’hui, mais très important, qui était Paul Gégauff. C’était un génie, Les Bonnes Femmes de Chabrol, c’était surtout lui. Paul Gégauff, c’était un peu le Brian Jones de la Nouvelle Vague [...] Quand j’ai rencontré Eustache la première fois, il m’a tout de suite dit qu’il voulait rencontrer Gégauff, parce que Les Bonnes Femmes était le film qui lui avait donné envie de faire du cinéma. Gégauff habitait en dehors de Paris, mais je l’ai appelé, lui expliquant que j’étais avec un jeune metteur en scène qui l’admirait. Et Gégauff a dit : “Mais oui, venez déjeuner.” Et nous voilà partis avec la 2 CV d’Eustache. J’étais présente quand Labarthe et Eustache ont fait un entretien avec Gégauff, qu’ils destinaient aux Cahiers mais qui finalement n’a pas été publié. Cette rencontre mythique est sortie beaucoup plus tard dans une revue de Strasbourg, Limelight."
Jamais entendu parler. Mais si tu dis que c'est bien…
Il fut un temps où "les professionnels de la profession" laissaient carte blanche - ou noire - à des gens comme Gégauff, Manchette, Pascal Jardin ou Alain Page...
Vous pouvez toujours essayé de retrouver cette bonne émission qui fut consacrée à Gégauff.
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/surpris/fiche.php?diffusion_id=49382
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