lundi 4 février 2008

Le lac d'or


Au début des années 80, Jacques-Pierre Amette s'appelait aussi Paul Clément. Ouvrant le beau Lac d'or d'Amette, je me rappelle l'enchantement ressenti à la lecture de Exit : "J'ai regardé le ciel. Le cercueil avait disparu sous la terre. J'ai encore regardé le ciel, pas très fier de moi, et je me suis dit: pourvu que le crépuscule arrive et que je me perde dans un bal au milieu des filles." Dans Le lac d'or - dont le héros s'appelle Barbey -, la langue est tout autant acérée. Une saveur froide et tranchante pour trouer l'air gris du XIIIe arrondissement parisien.
Dans Le lac d'or j'aime aussi une jolie pute nommée Chloé et une nageuse aux épaules rondes et musclées dont le maillot bain une pièce pourrait être rouge, comme celui de Scarlett Johansson dans Scoop.
Dans Le lac d'or, les illusions crevées nous entraîne enfin du côté d'une fin de la terre où l'écume, parfois, réveille les mortes.
Lire Paul Clément, lire Jacques-Pierre Amette.

4 commentaires:

jean-pierre pornaud a dit…

Merci de ces conseils de lecture
Merci pour ce léger souvenir érotique

En attendant le réel surgit, Rejoignez-nous sur
http://desirderevanche.blogspot.com

Anonyme a dit…

Je découvre vos pages, j'aime beaucoup le ton, et je m'étonne que vous n'ayez pas encore déniché Albin journalier, sur le web, une écriture aussi, voilà l'adresse si vous voulez y aller voir :
http://albertbin.blogspot.com/
Comme je n'arrive pas à comprendre comment fonctionne ce foutu machin, pour signer, en désespoir de cause je mets "anonyme" mais ce n'est pas mon vrai nom, je m'appelle Michel et j'habite là, hicetnunc.michel@caramail.com

Prince de Dité a dit…

Hello!

Je note, un jour faudra que moi aussi je fasse des chroniques littéraires mais je suis pas sur de les faire aussi bien...

Thierry Marignac a dit…

Amette n'est qu'un pauvre salaud arriviste et compromis jusqu'au derche avec ce que la "littérature" a de plus dégueulasse; la preuve, il a fait du rétro, pour avoir le Goncourt, et s'est fait cirer les pompes, par ses collègues, plus compromis que lui, c'est BHL !… En plus qu'il a jamais rien écrit qu'empêcherait de dormir un académicien !. El Guern Bordel, ton sens critique !…